Création de l'ANAPSPR

Création de l'Association Nationale des Anciens Prefets et Sous-Prefets de la Résistance (ANAPSPR)

A la libération du territoire, il convenait d'éliminer des postes préfectoraux, les fonctionnaires qui s'étaient plus ou moins compromis avec l'occupant ou le gouvernement de fait.

A cet effet, le Gouvernement Provisoire de la République Française, siégeant à Alger, avait, par une ordonnance du 3 Juin 1944, permis d'affecter en qualité de délégués aux postes de Préfets, Sous-Préfets, Secrétaires généraux de Préfecture, Directeurs et Chefs de Cabinet de Préfets "tout fonctionnaire public, tout citoyen habile à la fonction publique", aucune autre condition n'était exigée des délégués, ceux d'entre eux n'appartenant pas au Corps Préfectoral pouvant cependant y être intégré à l'expiration de leur troisième année de délégation.

Une ordonnance du 2 Novembre 1945 avait réduit ce délai de 3 ans à 1 an.

En fait, un grand nombre de délégués ayant plus d'un an de délégation dans les fonctions préfectorales furent écartés des mesures prévues par les ordonnances. Il fut mis brutalement fin à leur délégation dans des conditions parfois très pénibles, leur causant de ce fait un préjudice matériel certain et surtout un préjudice moral considérable.

La plupart de ceux qui furent ainsi frappés s'étaient cependant révélés dans la clandestinité des résistants actifs. A l'occasion des fonctions dont ils furent chargés au moment de la libération, ils assurèrent le rétablissement des institutions et des libertés républicaines, firent preuve, en toutes circonstances et malgré l'ampleur de la tâche à réaliser, de compétence et d'autorité.

Aussi bien, il faut chercher ailleurs que dans leur manque de capacité professionnelle les véritables raisons de leur éviction du Corps Préfectoral.

Un grand nombre de fonctionnaires préfectoraux écartés à la Libération en raison de leur attitude, furent néanmoins réintégrés dans les cadres après examens sommaires de leur situation.

Il fut alors évoqués la pléthore des cadres dont firent les frais les délégués mis en place à la Libération.

Le combat de L'ANAPSPR fut donc, sous la houlette d'Elie Vieux et de ses collègues, de faire réparer l'injustice historique dont ils étaient victimes, en demandant le respect des ordonnances du 3 Juin 1944 et 2 Novembre 1945 et de prévoir l'intégration d'office dans le Corps Préfectoral des délégués ayant au moins une année de délégation.

 

 

23 octobre 1947 : Création de l'association                     Journal Officiel du 31 Ocotbre 1947Journal Officiel du 31 Octobre 1947